Thursday, July 31, 2008

Mats Sundin

C'est demain que l'on saura ce qui adviendra de Mats Sundin.

Avec le Canadien, ou pas?

Et vous? Z'en pensez quoi?

Personnellement, juste pour le plaisir de voler aux Maple Leafs leur capitaine... Je sais, pas très mature! ;)

Plus sérieusement, je crois que Sundin est un bon joueur, et on a vraiment besoin d'un joueur de centre performant alors, pourquoi pas? Et puis, c'est le genre de joueur qui ne signera pas un contrat à trop long terme, donc on hypothèque pas la chance de laisser de la place à nos jeunes. Et puis, ça reste que Sundin est un joueur intègre, avec une bonne éthique de travail alors...

Mireille Deyglun

Je sais pas trop pourquoi, mais cette actrice Québécoise à quelque chose qui ne me revient pas. Sa voix, peut-être? Son attitude? Je suis certaine que c'est une femme très agréable, très gentille sûrement, mais c'est plus fort que moi. Elle m'horripile. Peut-être aussi est-ce parce qu'elle me semble souvent condescendante?

Ce matin, j'ai peut-être découvert un indice de cette animosité. Ça n'est pas juste ça, mais ça n'aide sûrement pas : j'écoutais donc Mireille Deyglun s'extasier sur ce qu'elle était en train de manger (elle s'exclamait : "Hum! Hhhhuuuummmmm!"), et j'ai eu un flash. Elle sonne exactement comme le Chamberlain dans "The Dark Crystal"! Ce même ton à la fois plaintif et langoureux. J'en ai encore des frissons...

Pour ceux qui ne saurait pas à quel personnage je fais référence :

Chamberlain, the whimpering Skeksis

Ouch...

Le matin, j'ai pris l'habitude de déjeuner en travaillant sur mon portable. Je m'installe sur le sofa, dans le salon, et je pose l'ordi sur la table basse en avant de moi. Ce n'est pas totalement l'idéal, puisque le clavier est alors un peu bas, mais bon...

Ce matin, donc, j'étais en train de transférer des données d'un CD à mon ordinateur. J'avais Saturne qui rôdait aux alentours, visiblement incapable de décider où il allait se tapir pour la journée. Or, juste au moment où Saturne passait sous la table du salon, la copie de mon CD et celui-ci était bruyamment éjecté (disons que le système d'éjection du portable est tout sauf discret). Mon pauvre chat a donc sursauté en entendant ce bruit qui ne lui étai pas familier. Je vous rappelle que ma table de salon est basse, aussi mon Saturne sursautant s'y est-il percuter la tête, faisant du coup sauter tasse, bol et cuillère à déjeuner et se provoquant une seconde frousse. Il est détallé comme une flèche (vu son embonpoint, je devrais peut-être dire "comme un boulet"), la queue hérissée et le dos bien rond.

Cela dit, il n'en a pas été si troublé, puisqu'il est en ce moment couché sur le divan à mes côtés, et qu'il a même tenté d'ajouter à ce post son propre grain de sel en grimpant sur le clavier...

Wednesday, July 30, 2008

Body talk

Aujourd'hui, j'avais dans la tête une vieille chanson de "Ratt". C'est loin d'être un groupe qui mérite qu'on s'y intéresse (encore un groupe de hair metal qui culmine dans l'oubli), mais j'ai une relation particulière avec sa musique.

D'abord, j'ai connu ce groupe lorsque j'avais 13-14 ans, ce qui explique le manque de maturité dans mes goûts musicaux. Et maintenant, et bien, l'association avec les souvenirs est indélibile alors...

Donc, la pré-adolescente que je suis tombe en amour avec la chanson "Givin' Yourself Away". Pendant plusieurs années, je n'entends cette chanson qu'à de rares occasions (je n'ai pas leur album), mais je tombe finalement sur un best of à un prix que je peux me permettre, aussi je l'achète immédiatement. Album on ne peut plus ordinaire (j'oserais dire que "Givin' Yourself Away" est la seule chanson digne de mention, et encore là, mon opinion est biaisée). Cela dit, à la première écoute, je suis subjuguée. Sur ce best of où je crois ne connaître qu'une seule chanson, il y a une mélodie qui me revient au fur et à mesure que je l'entends. Je peux même en chanter quelques mots. Et j'ai une impression persistante que j'ai entendu cette chanson vraiment souvent, mais un examen prolongé de ma mémoire refuse de me révéler quoique ce soit. J'ai beau y réfléchir longuement, rien. Et en plus, j'ai cette étrange conviction que j'ai entendu cette chanson en écoutant un film que j'avais enregistré lorsque j'étais jeune (à cet âge où vous ne vous lassez jamais d'écouter les choses qui vous plaisent). Encore là, ma mémoire est bredouille, puisque je doute que l'on entende "Body Talk" dans Star Wars ou dans Lucky Luke...

Ça n'est que beaucoup plus tard que je trouve la réponse à mon énigme. Par hasard, je tombe à la télévision sur le film "L'enfant sacré du Tibet". Et dans une scène qui se passe dans un repère de motards, on entend la chanson de "Ratt". Mais oui! Nous avions enregistré ce film-là! J'avais complètement oublié! Je ne suis pas folle, donc (quoique...).

Et voilà! Pour ceux qui ont envie de rire, je vous offre : "Body Talk".

Eggsquis

Je suis allée manger au Eggsquis avec A. en fin de semaine. Première chose qui me frappe, c'est le gérant qui me fait un grand sourire. On vient assez régulièrement pour qu'il nous reconnaisse, et je crois qu'il se fait un devoir d'être particulièrement cordial avec ses clients réguliers. Deuxièmement, un nouveau menu. Plus de photos, plus de plats santé, mais - enfer et damnation! - plus de "Spécial Eggsquis"! Je suis hyper déçue. Tant pis, je vais essayer les oeufs bénédictines réguliers. Quand je commande, la serveuse me demande si je veux bien avoir mes oeufs sur muffin anglais. J'imagine donc que l'on peut donc toujours les avoir sur pain doré. Mais j'avais déjà décidé d'essayer les bénédictines "standards". Pas de regrets! Le changement de menu est conjugué avec un changement de boulanger, semble-t-il. Les muffins sont moelleux, mais bien grillés, donc encore croustillants. Tant mieux. Au fond, c'est mieux comme ça. Les oeufs bénédictines ne sont toujours pas bon pour la santé, mais sur des muffins anglais, c'est sûrement un peu mieux que sur le pain doré...

Tuesday, July 29, 2008

Le sucre vanillé

Depuis que je vais régulièrement au Marché Jean-Talon, j'ai l'occasion d'acheter de la vanille en gousse. En plus d'avoir un goût délectable, ces petites merveilles peuvent avoir une seconde vie après leur usage premier : une fois la gousse dépourvue de ses graines, on peut certes l'utiliser pour parfumer des crèmes ou des sauces, mais on peut aussi déposer ladite gousse dans un pot de sucre et la laisser parfumer celui-ci avec ses arômes vanillées.

Je viens à l'instant de préparer les fraises que je me promets de manger ce soir. Je les ai lavées, équeutées, coupées en deux puis les ai saupoudrer de sucre vanillé. Elles devraient alors rendre un peu de leur jus et celui-ci devrait se mélanger avec le sucre pour me donner un sirop de fraise au goût de vanille. Je jubile.

D'ailleurs, prendre le matin son café avec un peu de sucre vanillé est une expérience fort plaisante... Si j'avais un bed and breakfast ou un restaurant de déjeuners, je m'arrangerais pour qu'il y ait un pot de sucre vanillé sur toute les tables!

Un matin au marché

Ce matin, je suis partie en même temps qu'A. parce que je voulais aller faire un tour au Marché Jean-Talon. J'aime le marché. Les odeurs de fruits et de légumes, les odeurs sucrés, tous ces petits pots emplis de bonne chose, la multitude de couleurs des étalages...

J'ai fait de bons achats. D'abord, lors d'une visite au magasin "La Dépense", j'ai trouvé des chanterelles fraîches cueillies de la fin de semaine. J'en ai déjà mangé des séchées, mais comme cela, ça sera la première fois. Avec les côtelettes d'agneau et les petits grelots multicolores (achetés au marché, bien sûr) de ce soir, ça sera sûrement très bon! En plus, je me suis acheté de la demi-glace de veau alors, je sens que je vais bien manger! ;) Sinon, j'y ai acheté du paneer (ça me console parce que j'ai oublié d'aller me chercher du halloumi), de la pâte de curry Madras, une sauce chili au soya, des vermicelles de riz bien larges et du lait de coco (ma marque habituelle et une boîte d'une autre sorte que j'ai envie d'essayer).

Sinon, les légumes du Québec arrivent sur les étalages. J'ai acheté des bébés carottes (j'en ai mangé une en revenant, je n'ai pas pu résister). J'aime ces petites carottes puisqu'on a pas besoin de les peler pour les manger, et c'est souvent sous la pelure qu'il y a le plus de vitamines, et si je ne me trompe pas, pelure=fibres alors, c'est toujours un plus! ;) Sinon, j'ai trouvé des courgettes gigantesques! 4 pour 1$. Je vais m'en servir pour faire un pain de viande (j'aime mettre des légumes râpés dans mon pain de viande, ça le rend plus moelleux), et probablement aussi pour essayer la recette de pain au courgettes de Heidi Swanson : My Special Zucchini Bread Recipe.html.

Du brocoli pour A. (j'ai des lunchs à lui confectionner), des tomates juteuses (j'aime bien les kiosques où l'on peut goûter les produits), des petits concombres libanais délicieux (goûtés aussi!), et il restait quelque fraises du Québec, alors j'en ai pris un casseau pour manger avec mon reste de caramel à l'amaretto (depuis que je sais comment faire du caramel, je ne suis pas capable d'arrêter d'en faire!).

Je ne sais pas pourquoi, mais soudain, j'ai très faim...

Sinon, ma petite chocolaterie est fermée pour la période des vacances de la construction, et je viens de découvrir que ma petite boulangerie portugaise va aussi être close pour rénovation, pendant une période de 5 à 6 semaines! Comment vais-je survivre sans croissants portugais aussi longtemps?........ Avec les bagels de ma fruiterie, I guess... ;)

Miam!

Sunday, July 27, 2008

Lecture

Je suis contente. J'ai réussi à faire lire à A. un roman. Ça n'est pas qu'il n'aime pas lire, il lit beaucoup, mais en général, c'est plus des choses comme des livres pour des jeux de rôle.

Je trouve ça plaisant de pouvoir discuter de lecture avec lui, et j'espère que ça va continuer comme ça!

Le poulet

Je blaguais l'autre jour, et je me demandais si : si tout goûte comme le poulet, est-ce que le poulet goûte comme tout?

Animaux

Tant qu'à être dans les entrées animalières, autant vous parler de mes créatures fétiches.

J'aime les animaux. Depuis que je suis toute petite. Je me rappelle avoir regarder les livres "Time Life" de mon père d'innombrables fois. Mon préféré était sans contredit celui sur les oiseaux, qui ont toujours eu la cote chez moi. Venait ensuite celui sur l'évolution (parce qu'il y avait des dessins de dinosaures) et celui sur le comportement animal (à cause de toutes ces expériences étranges pour étudier les réactions de certaines espèces). J'ai encore ces livres chez moi. Bien sûr, ils sont de leur temps, alors ils contiennent toutes sortes d'informations erronées, ou posent des questions dont on possède aujourd'hui la réponse, mais bon...

Je m'interroge parfois sur pourquoi j'aime une créature plus qu'une autre. C'est que j'ai l'impression que j'ai des goûts un peu bizarre en matière animale. Par exemple, j'aime bien les vautours, alors que la plupart des gens les trouvent souvent moches, quand ce n'est pas carrément dégoûtant. J'imagine que c'est un peu comme les goûts alimentaires. Difficile pour moi d'expliquer pourquoi j'aime les raisins rouges, mais pas vraiment les verts.

Donc, j'aime les vautours. Je vous l'ai dit ci-haut, les oiseaux, c'est mon truc. Quand j'étais petite, je n''arrêtais pas d'en dessiner, particulièrement des pélicans. J'aime encore beaucoup les pélicans. Sinon, A. est tanné de m'entendre lui rappeler constamment : "J'veux un kiwi!". Je ne comprends toujours pas pourquoi il est pas encore descendu en Nouvelle-Zélande pour m'en chercher un. En passant, il pourrait aller voir les endroits où on a filmé "Lord of the Rings"! J'aime aussi tout particulièrement les hiboux, les flamands roses, les grues, les cigognes, les mésanges et les ibis. Mais bon, tant que ça a des plumes, au fond...

Sinon, j'aime les hyènes. Je sais pas trop pourquoi. J'ai aussi un faible pour les crocodiles, les chauves-souris, les grenouilles, les requins, les pieuvres et calmars, les cachalots, les méduses, les carcajous et j'en oublie sûrement quelques-uns...

Je vous demande pardon, mais j'avais envie de faire une énumération!

Chats de ruelle

Dans ma ruelle, il y a des chats. Grosses nouvelles... Il y a un roulement de chats, devrais-je dire, car ces résidents sont victimes des aléas du déménagement, ou d'une infortunée rencontre avec un autobus.

Nous les baptisons, ces résidents de la ruelle. Avec des noms plus ou moins humoristique, bien sûr. Ça nous permet, à A. et à moi, d'en parler ensemble et de savoir exactement de qui on parle. Nous sommes comme deux commères de ruelle!

D'abord, il y a Damier, le chat noir et blanc (parce que s'il était rouge et noir, je me poserais de sérieuse question). Ensuite, il y a Dumbo, le chat qui n'a pas d'oreille. Il y a Poivre-et-sel (gris et blanc), le p'tit nouveau du mois de juillet qui est la terreur depuis son arrivée. Il y a Boule noire, l'éléphantesque matoune. Le chat gris à clochette s'appelle Nocturne (parce que la nuit, tous les chats sont gris). Ça fait un bon moment que je n'ai pas vu Toffee, le chat caramel.

Et puis, il y a ceux et celles dont on connait le nom. Comme Simba, qui vit à côté de nous. Et Champion, qui vit au 3e dans mon bloc. Il y a aussi Muffin (que nous appelions Bohème avant de connaître son nom, à cause de son long poil).

Dans la ruelle, il y a une vieille dame qui passe souvent pour nourrir les chats. Je crois qu'elle est un peu seule, et que de se balader comme ça et de se faire des amis félins lui fait du bien. Elle est bien gentille. Je réalise ici que je ne sais pas son nom. C'est drôle d'avoir baptisé tous les chats, et de ne pas savoir qui elle est.... C'est "la-vieille-dame-qui-nourrit-les-chats", tout simplement.

Friday, July 25, 2008

Confession

En commencement ce blog, je me suis promis d'y raconter les anecdotes qui pimentent ma vie. Voici donc la première d'une probable longue série, et tant qu'à me jeter à l'eau, autant qu'elle soit salée (l'anecdote, et non pas l'eau).

J'aime mon appartement. Il est un peu étroit, mais pour un couple, c'est juste bien. Il a trois défauts. D'abord, la chambre (qui a une porte qui donne dans la ruelle :/ ) n'est pas très bien isolée. L'hiver, on y gèle. Ensuite, l'été, il y fait très chaud. C'est que l'on est mal orienté, et y'a pas moyen d'y faire circuler l'air (au moins on a pas trop de soleil pour plomber, mais l'hiver ça devient pratiquement un défaut). Et pour finir, l'insonorisation n'est pas totalement au point. Surtout dans notre chambre.

J'ai eu depuis que j'habite ici plusieurs voisins et voisines. L'une d'entre elles était plutôt volubile lors de ses ébats amoureux. Je dis volubile, mais ça n'était pas vraiment des mots. Plutôt quelque chose entre un geignement et la respiration d'une femme qui accouche. Un genre de "hhhun-hhhun-hhhun" agonisant qui montait d'un octave au moment critique (ce qui prenait plus ou moins de temps).

J'aime bien discuter avec mes voisins, mais je n'ai aucune envie de connaître la fréquence de leurs rapports intimes. Et puis, me faire réveiller la nuit par leurs épanchements (parce que c'était à ce point) me portait sur les nerfs. Or comment parler de quelque chose comme ça avec sa voisine? "Heille chose! J't'entends quand tu baises faque jouis plus vite ou baisse le volume"! Bon... Sans être aussi cru que ça, ça reste une question délicate. C'est le genre de truc qui me met mal à l'aise. Peut-être suis-je trop prude? Probablement.

Ça a duré un bout de temps. Je cherchais une façon de lui glisser un mot sur le sujet, mais sans succès. Et ça commençait à m'agresser. Un soir, alors que A. et moi étions en train de lire dans notre lit, nous entendons la voisine qui commence à s'égosiller. Sourire en coin. Que faire d'autre? Ça se prolonge. "Hhhun-hhhhun-hhhhun-hhhhun-hhhhhun". A. et moi finissons par avoir le fou rire, et essayons de couvrir nos couinements. Et puis, ça devient agaçant. Une peu tannée d'entendre la voisine dont les expirations n'en finissent plus, je m'exclame, d'une voix beaucoup plus forte que ce que j'escomptais : "Lâche pas [le nom de son chum]! Tu vas y arriver!". J'ai dû virer pivoine. A., moitié hilare-moitié embarrassé, me donne une tape sur le genou : "Chhhhuutttt!" Nous tendons l'oreille. Rien n'a changé dans la cadence. Ouf! Faut dire que dans leur vacarme, même si l'insonorisation n'est pas bonne, ils ne doivent pas nous entendre.

L'expiation vient enfin (!). A. et moi cherchons toujours à calmer notre fou rire. Quelle soirée!

Pour vous rassurer, je peux vous dire que l'histoire d'amour de ma voisine s'est terminée peu de temps après (peut-être les performances mitigées de son amant l'ont déçues? Après tout, ça été long avant de...!). Et ensuite, elle est restée célibataire. Encore ouf!

Les écluses...

Esprit de contradiction. Il fallait bien que je dise que je n'arrivais pas à écrire pour que l'inspiration s'empare de moi et que je ne sache plus m'arrêter.

Ça va se stabiliser... Je pense...

Histoires de rêves

Il est environ 2h30 am. Avant-midi, pas AM moi! ;)

Je ne dors pas. Ça n'est pas faute d'avoir essayé. J'ai même dormi. Mais il y a une quinzaine de minutes, je me suis éveillée en sursaut. Le genre de sursaut qui fait en sorte que l'on ne se rendort plus. Je rêve beaucoup, ou je devrais dire que je me souviens souvent de mes rêves.

Je ne dors pas très bien. Ça fait un moment déjà. Ça va, ça vient. Je peux passer quelques nuits paisible et puis ensuite, je ne suis plus capable de fermer l'oeil plus que 4 heures en ligne. Allez savoir! Souvent, je dis que ce sont mes gênes de facteur. Mon grand-père était facteur. Ma grand-mère raconte souvent comment elle faisait sursauter les infirmières à l'hôpital après ses accouchements en leur disant : "C'est l'enfant du facteur". (Vous vous demandez de qui je tiens mon caractère haïssable [dans le sens Québécois du terme, bien sûr]?)

Mais je m'égare. Ça n'est pas la dernière fois.

Je viens de m'éveiller en sursaut, vous disais-je. Pas un rêve si terrible, en fait. Mais ce genre de rêve qui vous colle à la peau, et qui vous garde dans un certain esprit longtemps après votre réveil. Je me suis éveillée crispée. Tellement que mon dos c'est mis à me faire mal. C'était étrange. Je n'arrivais pas à me détendre. J'ai l'impression qu'il a fallu que je décrispe consciemment chaque muscle, un à la fois.

Ça n'était pas si terrible, vous dis-je. Je vous raconte : j'étais à la maison, mais une maison de rêve typique, qui est un lieu précis sans l'être. La preuve, c'est qu'il y avait une pièce à l'étage, et il n'y en a pas dans mon appartement. J'étais au salon, et j'entendais du bruit là-haut. A. était dans son bain. Je me lève et je vais voir. Il y a quelqu'un qui rôde dans l'ombre. Et là, avec l'intuitive certitude que l'on ne peut avoir qu'en rêve, je réalise qu'il y a un portail dans la pièce en haut, et que celui qui est en haut est nul autre qu'un personnage de B5 (une série qu'A. écoute). Je n'ai pas peur, parce que je sais que c'est un type bien. En même temps, je ne sais pas trop comment réagir. Je voudrais qu'A. soit là. Après tout, c'est son émission! Je cogne à la porte de la salle de bain (qui est magiquement apparu à côté de moi. Je le fais du bout des doigts, parce que je ne veux pas attirer l'attention de l'individu en haut. Pas de réponse d'A.. Je frappe un peu plus fort, mais il n'entend toujours pas. "Il doit avoir la tête sous l'eau, je pense". Je frappe encore plus fort, mais je commence à stresser, parce que je veux pas être remarquée. Encore plus fort. Un coup d'oeil nerveux en haut de l'escalier. Le type ne bouge plus. Il a entendu. Il descend une marche. La panique s'empare de moi. Pas une terreur. Plutôt le genre de stress que l'on ressent avant de parler devant une foule, mais très intense. Je me mets à marteler la porte de la salle de bain, mais A. n'entend toujours pas. Et je m'éveille, avec cette sensation de panique qui ne veut pas s'envoler.

Tiens, ça me fait penser à autre chose. Je suis allée chez ma belle-soeur E. passer quelques jours récemment (pour l'aider avec sa petite puce, ma filleule). Je dors dans le sous-sol. Je suis en train de rêver que je suis chez moi, sur mon lit, et qu'une multitude d'insectes est en train d'essayer d'y grimper. J'essaie de les éloigner, mais il y en a toujours plus et ils finissent par me grimper dessus et... et je m'éveille en sursaut. Cette fois, la peur s'efface rapidement. Par contre, j'ai la sensation d'avoir encore quelque chose qui me marche sur le corps. C'est un peu comme quand on écoute un film à la "Arachnophobia" et qu'à chaque fois que l'on remue un poil, on a l'illusion d'avoir une araignée qui nous court sur la peau et l'on sursaute à rien. J'essaie de me convaincre rationnellement que c'est ce qui se passe, et pour me rassurer, je regarde vers mon bras. Horreur! Il y a vraiment une araignée qui me marche dessus. Nouveau sursaut de ma part. D'une pichenette, j'expulse l'arachnide à l'autre bout de la pièce.

Je ne suis pas une grande fan des araignées (quoiqu'elle m'effraie plus depuis). J'ai le coeur qui pompe. Il est 5h du matin (la nuit me mène à rien...). Trop tôt pour se lever. Je monte à l'étage. Je passe à la salle de bain. Je bois un verre d'eau froide. Ça va mieux. Je retourne me coucher. Je m'installe confortablement. Alors que je ferme les yeux, j'ai l'impression d'apercevoir un mouvement. J'ouvre les paupières, et que vois-je sur le sol à un pied de ma tête? Un faucheux! Encore un sursaut. Je m'assieds sur le matelas, attrape la boîte de Kleenex qui est à côté (le seul objet à ma portée) et vlan! Écrasé. Je soulève la boîte pour constater que non. Le faucheux est bien en vie (une patte en moins) et il court maintenant à toute vitesse. Le plancher du sous-sol est recouvert de tuiles molles, puisque éventuellement, ça serait le terrain de jeu de la petite. J'ai le pouls qui s'emballe. Je me penche et lui envoie un autre coup de boîte. Et cette fois, j'appuie fortement et je fais glisser la boîte de gauche à droite plusieurs fois. Pas ce coup-ci, mon salopard! Je soulève timidement la boîte. Je l'ai eu. Je ramasse sa dépouille avec un Kleenex (ils sont à ma portée! ;)) et l'envoie au poubelle. Je ne me suis pas rendormie.

Lorsque ma belle-soeur s'est levée, je lui ai raconté mes mésaventures, et au final, on a bien ri...

Thursday, July 24, 2008

Le Muppet Show

J'aime bien les Muppets. Ça me rappelle mon enfance. Lorsque j'avais autour de 10 ans, je me souviens d'avoir écouté les reruns de "The Muppet Show" avec ma soeur, et d'en avoir retiré beaucoup de plaisir. J'avais particulièrement aimé l'épisode avec Alice Cooper, celui avec Loretta Switt, celui avec Vincent Price et aussi plusieurs sketchs éparses qui venait de je ne saurais dire quel épisode. Nous aimions tellement cela que ma mère nous avait acheté un livre sur les Muppets, où l'on y racontait aléatoirement plusieurs morceaux d'épisodes de la série. Cela dit, il s'agissait d'une traduction à la française, et je n'ai jamais compris pourquoi on avait baptisé "Crazy Harry" Jean-Daniel en France (d'uh?).

Je sais qu'il y a eu une seconde série du Muppet Show dans les années '90, mais je ne l'ai jamais écoutée. Elle ne me disait rien.

Quand le coffret de la première saison du Muppet Show est sortie, j'ai eu à la fois envie de l'acheter, et j'étais à la fois appréhensive. Je suis méfiante, quand il s'agit de chose que j'aime, ou que j'ai aimé. Je n'aime pas que l'on gâche mon plaisir, et je n'aime pas froisser mes souvenirs. En anglais, il y a un adage qui dit : "It is best to let some things blossom in memory rather than wither in reflections". Il m'est tout de même arrivé plusieurs fois de revoir des films ou des séries que j'aimais petite en tant qu'adulte, et d'avoir été déçue.

J'ai finalement acheté le coffret, et ne l'ai vraiment pas regretté. J'y retrouve mon plaisir enfantin et mon affection pour les personnages que j'ai préférés, mais j'y vois aussi de nouvelles choses avec mes yeux d'adulte, et ça me plaît.

Je l'ai gardé, mon livre. Je le feuillette encore. Il a de l'âge. Les pages tombent, la couverture est déchirée, mais qu'importe. Quand j'écoutais les Muppets et que je reconnaissais des sketchs dépeints dans mon livre, je jubilais comme un enfant : "Oh oui! Je me souviens! C'est l'épisode où il y a un Kermit-Robot!". Cela faisait spéciale de voir s'animer des histoires qui n'étaient plus pour moi que des images dans un livre...

Lorsque j'ai acheté le coffret de la deuxième saison, j'ai été déçue. J'ai eu peur de perdre l'éclat de mes souvenirs. En ce moment même, je peux vous nommer plusieurs épisodes de la première saison que j'écouterais sur le champ. Dans la deuxième, il ne m'en vient qu'un à l'idée, et c'est celui qui a supposément lancé la franchise. L'épisode avec Rudolf Nureyev, le grand danseur de ballet Russe. On s'est étonné que quelqu'un d'aussi reconnu du milieu des arts puisse s'intéresser à une émission de télévision pour les enfants, et c'est là qu'on a compris que "The Muppet Show" était plus que ça. Certes, les enfants aimaient les marionnettes, mais les adultes pouvaient se délecter d'un deuxième niveau. Et après cela, on s'est bousculé pour être invité au Muppet Show.

La troisième saison est sortie en DVD il y a peu de temps. Je l'ai acquise, et je retrouve mon plaisir, et plus, même. Ouf! J'ai déjà hâte à la quatrième!

Autant vous dire qu'il n'y a que cinq saisons. Même s'il aurait pu continuer encore longtemps, Jim Henson a voulu arrêté la série alors qu'elle était à son meilleur, plutôt que d'étirer la sauce et de risquer de perdre l'essence de la franchise. Je suis triste, parce que ça veut dire qu'il y a eu moins d'épisodes, mais je suis aussi contente, et fière. Parce que c'est triste d'étirer la sauce. C'est comme écouter une émission que l'on aimait enfant et la découvrir sous un nouveau jour désagréable, ou comme regarder un film dont le début est parfait et dont la fin est une insulte au spectateur...

C'est dommage, d'ailleurs, puisque depuis la mort de Jim Henson, la franchise des Muppets a perdu des plumes. Les derniers films produits sont ordinaires (à part Muppet Christmas Carol).

On annonce une suite pour "The Dark Crystal" et un film des Fraggles, et je les attends avec cette même ambiguïté. Hâte, et pas hâte. Je ne veux pas être déçue...

Les grilled-cheese

Pas d'inquiétudes, je ne suis pas sur le point de vous expliquer comment faire cuire un grilled-cheese. Je veux discuter ici d'une question beaucoup plus capitale : dans quel sens doit-on couper un grilled-cheese? Horizontal? Diagonal? En combien de carrés/pointes?

Pour A., c'est en 4 carrés. Moi je suis en 4 pointes. C'en fut presque une cause de divorce!

Plus sérieusement, il y a plein de petites choses comme ça, qu'on nous transmet et qui sont sans importance, et pourtant, on les répète inconsciemment et on ne les remarque que lorsque l'on tombe sur quelqu'un qui ne fait pas comme nous. C'est comme la façon de plier les draps lorsqu'ils sortent de la sécheuse, le côté que l'on utilise sur la pôle à serviette...

Je ne sais pas trop pourquoi je pense à ça. Par chez nous, on dit que c'est du "random acces memory". C'est comme se mettre à chanter spontanément une chanson que l'on a pas entendu depuis des lunes, ou employer une expression qui sort d'on ne sait où...

Le curcuma...

Pour ceux qui se demandent : "de kessé?", sachez d'abord qu'il s'agit d'une épice que l'on emploie beaucoup en Asie. C'est souvent ce qui donne sa couleur jaune au curry, ou à la moutarde... jaune.

En ce moment, le curcuma fait fureur. Il fait partie de ces aliments merveilleux dont il faudrait se gaver pour ne pas attraper le cancer, stimuler son cerveau, et probablement aussi ne pas perdre ses cheveux. ;)

Je n'insiste pas sur mon opinion des modes alimentaires, il suffit de dire que je me méfie des miracles et que je ne suis pas la mode...

Pourquoi, donc, est-ce que je vous parle du curcuma? Parce que j'en ai utilisé récemment, voilà pourquoi! Par souci esthétique plus que gustatif, en fait. Cette belle couleur jaune... Et puis, ça goûte quand même bon alors!

Mon A. fait des GN (jeu de rôle médiéval en grandeur nature, pour les non-initiés). Quel rapport avec le curcuma? J'y arrive. A. part donc "dans l'bois" une fin de semaine par mois pendant l'été. Moi, je n'y vais pas. J'ai bien essayé de participer à ces activités, mais ça ne me dit rien, alors plutôt que d'y aller de reculons, je n'y vais pas. Alors je passe le week-end en célibataire (moi, je dis que je suis "veuve de GN"). Ça ne me palpite pas toujours, mais bon. Ce qui me palpite, par contre, c'est de cuisiner pour A. pour sa fin de semaine. Je lui concocte toutes sortes de choses : pain d'épices, pain à la bière, rouleaux vanillés cannelle -cardamome, quelques sandwichs... Et j'en fait en abondance! "Tu n'es pas obligée de faire tout ça" qu'il me dit souvent. "Pourquoi pas? que je lui réponds. Cuisiner pour toi et tes compagnons de jeu, c'est le seul plaisir que je retire des GN alors...". Très constructif, je sais! ;)

Le curcuma? Oui, oui. J'y suis. Presque... Toujours est-il que cette année, A. a décidé de jouer le rôle d'un personnage asiatique. Vous voyez où je veux en venir? C'était l'occasion pour moi de faire des expériences culinaires pour lui concocter des petits plats agencés avec son personnage. J'ai donc fouillé dans mes livres de cuisine et me suis trouvée une recette de riz collant, pour lui faire des boules de riz (une recette de riz à sushi, en fait, mais comme je dois lui préparer des choses qui ne nécessitent qu'un refroidissement sommaire [glacière oblige!], je me voyais mal lui envoyer du poisson cru!).

C'est bien beau, les boules de riz, mais nature, ça reste un peu fade. Je les ai donc assaisonnées comme bon me semblait (quelques-unes aux graines de sésame, d'autre à la coriandre ou au garam masala). J'avais aussi vu dans mon livre quelques idées, c'est à dire d'employer du jus de betterave pour faire des boules bien roses (certains initiés y verront une certaine ironie), ou du curcuma pour en faire de jolies boules jaunes. Je me lance donc dans le curcuma. Mais bon, vous me connaissez, je peux parfois tomber dans l'excès (comme dans la longueur des entrées de ce blog!).

Au printemps, je me suis acheté une boîte pleine d'épices indienne à la boutique "Olives et Épices" du Marché Jean-Talon (on pourra peut-être vous raconter mes manies de groupie...). Il y a de tout, et ce, dans l'état le plus brut possible. La cardamome est dans son enveloppe verte, la coriandre en graines entières, le gingembre en morceaux séchés... et le curcuma en moreaux de racines déshydratées. En générale, j'aime ça. C'est véritablement un plaisir que de moudre les épices dans un mortier, dans sentir les parfums qui se relâchent, de travailler la texture jusqu'à la consistance que l'on désire... Mais le curcuma...

Premièrement, il faut voir le machin : un morceau brunâtre et difforme, peu inspirant, et dur comme de la pierre. D'abord, je ne voulais pas utiliser tout ce que j'avais. C'était la première fois que j'en employais, et je voulais qu'il m'en reste pour une prochaine fois. Juste diviser cette première racine fut tout une expérience.

Je tente d'abord de la casser "à bras" (ou plutôt "à doigts"), pour constater que c'était impossible. Dur comme de la pierre, je disais? C'est à peine une exagération. Et puis sa tache! En le temps de le dire, j'avais les doigts tout jaunes. Et ça ne part pas facilement. Mais bon, à ce moment-là, j'en riais encore... Devant cette absence totale de succès, je change de méthode. Je dépose la racine dans mon mortier, et je lui donne un bon coup. Succès mitigé. La racine saute dans les airs, retombe sur la table, mais au moins j'en ai détaché un éclat. Forte de cette minuscule victoire, je recommence. Après quelques nouveaux vols planés de ladite racine, je parviens enfin à la morceler. "Ouf! que je me dis. Le pire est passé". Ah... L'innocence...

Je place la quantité de curcuma dont je pense avoir besoin dans mon mortier et je range le reste. Avec mon pilon, je presse doucement sur les éclats de racine dans l'espoir de les réduire en morceaux plus petits. Niet, nada, rien! J'y mets un peu plus de force, puis encore un peu plus, mais ça ne bouge pas. Bon. Je donne un bon coup, ce qui ne fait qu'éjecter les éclats qui s'en vont valser sur le plancher. J'emprunte la litanie employée généralement par mon père. Ça fait du bien. J'attrape les morceaux, les frotte un peu, les remets dans le mortier, et je recommence. Après maintes tentatives (et maintes fouilles archéologiques pour retracer mes éclats), j'arrive à un résultat grossier, mais satisfaisant. "C't'assez!" je m'écris en émulant à nouveau le paternel (il a d'ailleurs lui-même proposé de faire de cette phrase son épitaphe). Je mélange le curcuma au riz, et j'obtiens effectivement une superbe couleur jaune. Le goût n'est pas mal non plus. Ouf... A. a aimé aussi. Encore mieux.

Faut par contre voir le fond de mon mortier, tout jaune. J'ai eu beau le frotter plusieurs fois, il n'en est pas encore revenu.

Ma conclusion : moudre ses épices est un plaisir dont il ne faut pas se priver, mais pour le curcuma, ACHETEZ-LE MOULU! ;)

Wednesday, July 23, 2008

Cook 1.0

La bouffe. C'est aussi un sujet dont je risque de traiter souvent ici. J'aime ça. Je suis gourmande.

J'aime cuisiner, certes (je sors à l'instant de ma cuisine où j'ai concocté un délicieux dessert pour ce soir [peut-être mettrais-je la recette en ligne sur ce site?]). J'aime aussi lire des recettes. C'est ma lecture de chevet. En ce moment, il y a une pile de livre de cuisine sur la tablette au-dessus de ma tête de lit. Je les achète plus vite que je les lis. Mauvaise habitude, je sais. Je suis impulsive. Encore un défaut. Je trouve aussi des recettes sur internet, que je reformate et imprime pour les conserver dans un cartable. Je dis un, mais en fait, j'en suis à 3 cartables de 2" presque plein. Je suis excessive, aussi, apparemment. Pour moi, c'est comme une collection. Ça n'est pas pire que les timbres ou l'argent, non? En fait, c'est même profitable pour les gens autour de moi! ;)

Je suis présentement en train de lire le livre "Cook 1.0", d'Heidi Swanson (son blog : http://www.101cookbooks.com/). J'adore. Le blog, oui, mais surtout le livre. Bon, je sais que certains vont crier : "Pas de la cuisine végé!" et je tiens à préciser que je suis une carnivore convaincue. Mais j'aime explorer. J'aime expérimenter. Et j'aime la variété. Alors, pourquoi pas? Et puis, c'est qu'il est bougrement bien fait, ce livre. On y trouve les sections habituelles (déjeuner, dîner, accompagnement, souper, etc). Mais ce qui rend ce livre particulièrement intéressant, c'est ce que contiennent ces sections. D'abord, des recettes de bases. Et ensuite, des tableaux, avec plein de variation. Par exemple, dans la section déjeuner, on retrouve une recette de crêpe de base, et ensuite, une double-page avec des tableaux et 6-8 variations. Ensuite, on passe à une recette de fritatta de base. Et ensuite, ces 6-8 variations. Les tableaux sont bien fait, facile à comprendre, facile à consulter. Et ça reste simple. Une dizaine d'ingrédients, généralement.

J'ai hâte de mettre quelques-unes de ces recettes à l'épreuve! En tous cas, je vous le recommande. Je ne sais pas, par contre, s'il est disponible en français ou s'il le sera éventuellement. À suivre...?

Manie de chat

J'ai trois chats. Je risque d'en parler de temps à autre, pour ne pas dire souvent. Depuis un moment, A. et moi avons changé nos habitudes. C'est qu'ils sont compliqués, nos chats, voyez-vous.

D'abord, il y a Bastet. C'est la mienne. Elle est noire, quoique l'âge la parsème doucement de blanc. Elle aura bientôt 16 ans. Tout de même!

Ensuite, il y a Saturne. C'est celui d'A.. Il est blanc avec des taches tigrées brunes. Il est né chez A.. Il a une mauvaise relation avec la nourriture. Il a 14 ans, et est sur une diète spéciale parce que son système digestif est déficient, ce qui nous complique un peu la vie.

Finalement, il y a Calypso. C'est la plus jeune. Elle a presque 7 ans. Elle est la nôtre, et on la traite encore comme si c'était un chaton! C'est peut-être le contraste avec les deux autres? Elle est blanche, avec des taches grises, courte sur patte (et maintenant un peu ronde, aussi!).

Ne vous inquiétez pas, j'en viens au fait...

Donc, je disais au départ que nous avons changé nos habitudes. La nuit, nous fermons la porte de notre chambre et nous ne gardons que Bastet avec nous. Avant, la porte était ouverte et les chats allaient et venaient comme ils voulaient. On se réveillait parfois avec les trois avec nous dans le lit (je ne vous raconte pas les poils que ça faisait)! Et bien plus maintenant. Il y a toujours autant de poil sur mon lit, puisque Calypso se venge et y passe la journée, mais bon... Toujours est-il que ça n'a pas été une décision facile. D'abord, pour le côté de l'organisation : deux plats d'eau, trois plats de bouffe, deux litières... Mais c'est que mon A. n'avait pas envie de laisser son chat du mauvais côté de la porte. J'ai fini par le convaincre, et je crois qu'au fond, ça ne le dérange plus tant que ça.

Pourquoi on a fait ça, vous demandez-vous peut-être? Je vous ai dit au départ que Saturne avait une mauvaise relation avec la bouffe et qu'il était sur une diète spéciale. On le nourrit trois fois par jour (des repas qu'il engouffre malheureusement en deux bouchées!), et le reste du temps, il ne doit rien manger. Or, j'ai deux autres bouches à nourrir, moi! Avant, ça n'était pas compliqué. Je laissais un plat de bouffe sur la sécheuse, où Saturne avait beaucoup de difficulté à grimper. Il y est bien parvenu deux ou trois fois, mais à force de se faire rincer, il n'essaie plus d'y aller ;). Jusqu'à tout récemment, Calypso et Bastet montaient sur la sécheuse sans problèmes. Or, ma Bastet a maintenant presque 16 ans. Pas facile de sauter aussi haut, avec les rhumatismes et tout... ;) Pendant la journée, je suis pas mal toujours là alors, je peux la monter sans problème lorsqu'elle le demande (souvent par une série de miaous agonisants). Mais la nuit, elle se retrouvait à jeuner. Je n'aimais pas ça. Elle est déjà un peu affaiblie par l'âge, quoiqu'elle s'en sort assez bien, mais je veux qu'elle puisse continuer à manger comme elle a toujours été habitué, c'est à dire quand bon lui semble. Alors, la nuit, on l'isole avec nous, laissant un plat de bouffe sur le sol à sa disposition.

Oui, oui, c'est le temps du fait! Ça fait quelque temps, donc, que nous fonctionnons comme ça. Or, j'ai remarqué que la première chose que faisait Bastet en sortant de notre chambre le matin est d'aller boire de l'eau (quoi d'autre! ;)) dans le plat qui est dans la cuisine. Tous les jours. Systématiquement. Pourtant, elle a un plat dans notre chambre. Elle peut boire quand elle le veut. Ça m'intriguait alors, je voulais remédier à la question. "Peut-être qu'elle n'aime pas le nouveau plat?" me suis-je d'abord dit. Hier soir, j'ai inversé les plats, pour voir. Ce matin, la première chose que Bastet a fait en sortant de la chambre a été d'aller boire de l'eau dans la cuisine. Ça n'est pas le plat. Et je me demande encore ce que c'est. Question d'habitude? Elle a toujours bu dans la cuisine, et, à son âge, il ne faut pas changer ça, les habitudes (après tout, c'est un phénomène qu'on observe aussi chez les humains, non?)! Ou est-ce simplement parce qu'elle n'a pas accès à ce plat-là qu'elle veut absolument y boire le matin, comme un enfant qui veut immédiatement jouer avec le jouet que l'on met hors de sa portée? Je ne sais pas.

Évidemment, il n'y a rien à tirer de vraiment utile de cette interrogation. C'est juste une question de savoir... Je suis horriblement curieuse. Vraiment. Autant vous y faire...

Et ça continue...

C'est drôle. Ou plutôt, ça n'est pas drôle. Je croyais que ça serait facile pour moi de venir écrire ici tous les jours. À date, j'échoue misérablement. Bon...


J'imagine que c'est le genre de truc qui prend un peu de temps à s'habituer. Je pourrais aussi vous dire que j'ai passé la semaine passée avec un poignet immobilisé, mais si je me mets déjà à me trouver des excuses, on est pas sorti du bois (enfin, vous vous l'êtes, mais pas moi).

Bon. Voilà. Explications, bonnes résolutions. Faut au moins que j'y fasse honneur quelques jours! ;)

Tuesday, July 8, 2008

Péripéties de ma journée d'hier...

D'abord, je dois vous spécifier qu'hier, c'était la fête d'A., mon mari. Je dois aussi vous dire qu'il y a plus de deux semaines que je ne suis pas à la maison, et que, partiellement du moins, ça n'était pas prévu. C'est donc le jour de l'anniversaire d'A. et je n'ai rien pu lui trouver : pas de cadeaux, pas de gâteau, pas de souper seulement. Rien! Nothing! Nada! J'ai une journée, pendant qu'A. est au boulot, pour remédier à la situation, et je compte bien en profiter au maximum. Une petite note aussi : je déteste avoir chaud. Hier, il a fait très chaud. Trop chaud.

Nous sommes donc le matin du 7 juillet. J'ai pris un bain en vitesse, me suis vêtue de vêtements légers (aussi légers que me le permette ma silhouette), j'ai enfilé mes nouvelles sandales (achetées il y a quelques jours dans un petite boutique asiatique de la rue Ontario, près de chez ma soeur) et je suis partie tôt dans l'espoir de terminer mes emplettes avant que la canicule s'installe.

[Une parenthèse sur les paranthèses : je les utilise aussi à outrance (faudra encore vous y habituer!)]

Premier arrêt sur ma liste : le Valet d'coeur. Une boutique sur la rue Saint-Denis (à la hauteur de Mont-Royal) où les fans de role-play, jeux de société, manga, figurines et autres gadgets de colletcion, etc, trouvent ce qu'ils cherchent; l'endroit parfait pour trouver un cadeau pour A.. Il est 10h, et je me heurte à une porte close. On ouvre à 11h30. Grimace. Voilà qui va nuire à mon planning. Je ne peux effectuer mes autres courses en attendant, puisqu'il s'agit d'aliments périssables et que sous cette chaleur, ils vont effectivement périr. Je me résigne donc à poursuivre ma marche, peut-être me trouver un petit café pour aller y boire quelque chose en attendant. J'avance donc sous un soleil qui se fait déjà enthousiaste. Je me promène depuis un moment lorsque je sens une douleur à mon orteil gauche, orteil que je me suis récemment fracassé sur une patte de table et qui en porte depuis les stigmates (gauche et va-nu-pied, c'est moi!). Je vois du rouge. Sur ma sandale, sur mon gros orteil et sur son voisin. Merde! La plaie s'est ouverte et je saigne! Je me trouve un banc de parc, y pose les fesses et entreprend de nettoyer l'avant de mon pied avec un mouchoir et ma salive. Je n'ai pas beaucoup de succès, mais bon... J'arrête l'hémorragie. J'attends un peu, puis je repars. Mon pied me fait toujours mal. Réalisation : à chaque pas que je fais, la courroie de ma sandale qui passe entre mes orteils tend la peau à côté de la plaie et celle-ci s'ouvre à nouveau. Re-merde! Je n'ai pas envie de retourner à la maison (j'en suis déjà fort loin), mais je peux difficilement passer l'après-midi à me balader de banc de parc en banc de parc. Que vais-je faire?

J'ai besoin de godasses (ce que les gens normaux appellent des souliers en toile) anyway. C'est le moment où jamais de m'en acheter. Un rapide tour d'horizon m'informe qu'autour de moi, il n'y a que des boutiques ou des magasins genre Aldo. Mouais... Je n'ai pas envie de payer 80$ pour des souliers que je compte porter pour jouer dehors, dans le bois ou dans la boue. J'ai un flash : le Centre Eaton = Payless + climatisation. C'est un peu loin, mais je suis près d'une bouche de métro alors, c'est faisable. Go!

Pas de panne, pas de ralentissement; belle journée pour prendre le métro. J'arrive au Centre Eaton et en moins d'une demi-heure, je me retrouve devant le Payless. C'est la vente trottoir, tout est en spécial. Cool. Je suis chanceuse dans ma malchance. J'y trouve une chouette paire de godasses, et en plus, des sandales sans une ganse entre les orteils à un prix plus que décent. Dès que je sors du magasin, je file au niveau du bas et j'enfile mes nouvelles sandales. Ouf! Il est 11h, et j'ai le ventre qui commence à gronder. J'ai plus ou moins envie d'un repas alors je m'attrape un jus empli de purée de fruits (ça devrait m'aider à tenir d'ici à mon retour à la maison). Je me suis à peine assise pour déguster mon jus que l'on m'accoste. C'est une toute petite femme, asiatique aux cheveux grisonnants, qui me demande timidement de l'aide dans un français boiteux mais combien appliqué! Elle me montre une petite carte. "Je dois me lendle là", dit-elle en me pointant une petite carte. Elle cherche le tunnel pour se rendre à la place Ville-Marie. "Je vais vous le montrer", lui dis-je, alors qu'elle me remercie à profusion. Je la conduit au tunnel et lui dit au revoir, alors qu'elle s'y engouffre de son petit pas. Bon... Tant qu'à être debout, je crois qu'il est temps pour moi de repartir.

Il est 11h25 lorsque je débarque au métro Mont-Royal. 5 minutes à tuer. J'apperçois le Jean Coutu au coin de la rue. J'ai besoin de shampooing, alors autant y aller maintenant. Shampooing et revitalisant pour moi, shampooing pour A., petite brosse pour laisser dans ma sacoche, anti-swing. Visite productive. C'est le temps d'aller au Valet.

J'y entre sans trop savoir ce que je vais y acheter. À vrai dire, je devais trouver pour A. le jeu "Okami", à la Wii (un jeu fantastique! à essayer absolument!), mais au final, nous l'avons acheté pour nous faire un petit cadeau d'anniversaire de mariage (6 ans déjà, ça ne me rajeunit pas!). Je fouille. Je trouve. Des boîtes et des boîtes! Je commence à être chargée comme une mule (je donne raison à ceux qui osent prononcer mon nom "Âne-Marie" [j'ai HORREUR de ça]).

Dernier arrêt : la petite boulangerie Portugaise proche de chez mon frère. J'y achète deux petites pizzas et 4 pâtisseries, question de fournir à A. un souper d'anniversaire digne de ce nom. Encore des boîtes! Je m'attrape aussi une bouteille d'eau. Il est passé midi, le soleil plombe et je suis en nage à transporter mon bagage. Il est midi, dis-je, et donc le soleil à son zénith n'offre que très peu de zones d'ombre. Sur le trottoir en avant de moi, j'aperçois un arbrisseau dont les longues branches forment un dôme au-dessus du chemin. Je change de bord de rue et je m'y glisse avec un plaisir évident. Malgré chaleur et fatigue, je prends le temps de repérer un moineau qui grouille dans les branchages. Il porte en son bec quelques brindilles. Retouches au nid, Monsieur Moineau? J'atteins enfin l'allée aux peupliers (une ruelle flanquée d'arbres du même nom qui conduit jusqu'à un parc). Je suis presque arrivée.

Petite pause. J'ai beau être à quelques minutes de marche de ma destination, j'ai besoin de réorganiser mes paquets, et de me réhydrater. L'eau fraîche qui coule dans ma gorge endolorie est aussi délicieuse qu'un champagne. Ouf! Je change quelques boîtes de sac, reprend mon souffle et poursuit mon chemin. Je suis guidée par un fantasme. Je me vois arriver chez moi, serrer le périssable au réfrigérateur et filer dans ma chambre, me laisser tomber sur mon lit et allumer la fan qui trône sur ma table de chevet au max. Confort + vent = bonheur.

J'y arrive, j'y suis! J'entre et je me fais dévisager séquenciellement par mes trois chats. Qu'importe! Je fais exactement ce que j'ai envisionné : frigo; lit; fan. Effectivement, c'est le bonheur.

Et je conclus en vous disant qu'A. a bien aimé souper et cadeaux. Ouf!

Au commencement...

Ça fait un moment que je me dis : "Je devrais tenir un blog". Bien sûr, j'ai déjà mes Chroniques A&A, mais elles sont pour un auditoire privilégié, et elles sont le compte-rendu de ma vie sociale, plus que de ma vie interne.

Ce qui m'a retenu d'écrire (et qui me retient encore un peu), c'est que je ne sais trop quoi y mettre, dans ce blog. Certes, je pourrais y écrire mes états d'âme et mes coups de coeur, mes opinions et mes tergiversations, mais je ne sais pas... C'est un peu ce que tout le monde fait, et j'ai peur d'être redondante. On verra bien...

J'ai l'impression que ce blog sera bien vite un fourre-tout éclectique, mais bon...

Points de suspension... Faudra vous y faire, je les utilise à outrance. Sinon, je risque d'être plutôt loquace, car si l'oral ne me convient pas particulièrement bien, j'ai tendance à ne pas savoir m'arrêter lorsqu'il s'agit d'écrire. Je cite en exemple cette introduction qui s'étire déjà...

Ça y est, donc, je me lance. Ça donnera ce que ça donnera.